Musique : Brouillon
Posté par William le 17/11/2013 23:10:00

(Parce que je n'aime pas jeter et que ce texte ne peut sortir sous cette forme, ailleurs, le voici donc)(Ceci est une fiction, aucune partie de ce texte ne relate en aucune façon quoi que ce soit de réel, ni ne représente des personnes existantes)

Elle tapota le stylo sur la table puis posa son menton sur la paume de sa main, pensive, comme elle le faisait souvent. Elle souffla un peu. Inclina la tête et ses longs cheveux touchèrent le merisier poli par les années. Le thé refroidissait devant elle. L'horloge, dans la pièce du fond, égrennait les secondes brutalement, un peu trop, peut-être.

Elle décida de se lever et d'aller l'arrêter. Le bruit l'agaçait. Elle n'arrivait pas à se concentrer. Elle revint à sa place et regarda pour la millième fois le titre de la chanson. La première. La toute première du nouveau projet. Ce qui allait la driver pendant un an, peut-être deux, peut-être moins, elle ne savait pas. Elle ne savait rien.

Elle avait juste le titre devant elle, sur un grand cahier jaune, en haut de la page.
Prague.

Prague.

Qu'allait-elle bien pouvoir raconter sur Prague ?

Prague.

Le téléphone sonna de nouveau et, cette fois-ci, elle saisit le stylo à temps pour noter.
- Ah, tu es sortie du métro. Oui ? D'accord. Oui ? Je sais, je sais. J'y penserai, oui. Et bien on l'enregistrera à la maison, alors, voilà, tout simplement. Si je n'ai pas ce studio là, j'utiliserai le mien, point, je ne vais pas en faire une montagne...Oui...D'accord...Ah et le type, dont on parlait, là...Oui, le type...Ok...Et son numéro, tu l'as ? Je note, vas-y...25...42...75. Oh, pardon...77, 7 et 7, j'avais pas entendu, 7 deux fois, c'est bon. C'est noté. Ok. Merci. Oui...

Sans trop réfléchir, elle inscrivit les derniers chiffres machinalement en haut du cahier, dessinant alors que son interlocutrice s'éternisait.

Prague 7 7

7 7

Les deux chiffres la narguaient et elle ajouta elle-même deux barres pour les compléter en lettres.

Z Z

"Voilà qui me semble mieux" pensa t-elle et elle souffla de nouveau.

Z

Dessina t-elle

Puis

Z 7

Car elle aimait la sonorité et elle chercha immédiatement (comme elle le faisait depuis plus de vingt ans, déjà) un jeu de mots qui ne vint pas. Zedsète.

Alors elle inscrivit Zxxie en toutes lettres, puis 7.

Zxxie 7

Et, alors qu'elle allait se lever pour chercher un gâteau à tremper dans son thé (notant machinalement l'heure, il lui restait encore un tout petit peu de temps avant d'aller chercher sa fille à l'école) elle se rassit subitement.

Fronça les sourcils.

Se gratta le nez, d'un coup, puis éclata de rire.

"Zxxie, 7, Zxxie, 7"....

"Chic, chic, chic" dit-elle et elle battit des mains, plusieurs fois.

Son reflet dans la fenêtre lui sourit.
Elle cligna alors de l’œil en se regardant, s'attendant presque à ne pas voir réagir son double, et elle se sentit bien, pour la première fois de la journée. De la semaine, même.

Zx7ie 7, écrivit-elle juste au dessus de Prague 7 7.

"Et sept fois sept, ma cocotte...ça fait..."

Elle se dit qu'elle était folle, une seconde, puis une autre seconde passa pendant laquelle elle vit en prémonition, en flash médiumnique, les quinze prochains mois, tout le travail à venir et puis les heures passées dans la cave et puis les cahiers à remplir.

Elle claqua de la langue.

Reprit son portable et composa le numéro noté sur la feuille. 06 xx 25 42 77.
Sonnerie.
Dans le vide.
Une fois.
Deux fois.
Elle allait abandonner quand soudain il décrocha :
- Allo ?
- Allo, c'est Zxzie.
- Ah ? Bonsoir. On m'avait dit que vous alliez appeler mais je ne savais pas quand...
- Vous êtes William, c'est ça ?
- Oui, c'est ça.
- Je suis Zxzie, donc.
- Enchanté.
- William, j'ai...j'ai quelque chose à vous proposer...mais j'aimerais que vous me fassiez confiance...
- Je vous écoute.
- Et bien voilà. Je vais enregistrer mon prochain album chez moi et vous, vous viendrez me filmer.
On montera les vidéos et puis ensuite on les...


La conversation se perdit dans la nuit d'hiver qui déjà envahissait Paris.






Blog : Changement d'adresse
Posté par William le 21/2/2012 21:20:00
Blog

Je change de blog. On passe à Wordpress. On file ailleurs. On change les couleurs. On retrouve un ton plus...ou moins...Bref, la nouvelle adresse c'est maintenant :

www.williamrejault.fr



Attention, la peinture est encore fraîche, il y a plein de choses sur laquelle je finis de travailler.
Troisième mouture après 2004/2008 et 2008/2011. Il fallait ça. A très vite :)





Vie quotidienne : La dame qui tirait les cartes
Posté par William le 18/2/2012 16:20:00
Vie quotidienne

Beaucoup de choses changent dans ma vie en ce début d'année 2012, comme la voyante l'avait dit, à la fin 2011. J'en reparlerai dans quelques semaines, quand j'y verrai plus clair. Je suis allé voir une voyante trois fois dans ma vie, à chaque fin/début de cycle. La première, en 2002, sur Bayonne, était une comique qui ne m'a pas appris grand chose. La seconde, sur Paris, fin 2008, m'a fait basculer du côté positif de la Force (elle n'est plus voyante, depuis). La troisième m'a scotché et pas mal rassuré en décembre 2011.

Un pas dans le vide, un de plus. Allez.





Blog : 5 regrets avant de mourir
Posté par William le 2/2/2012 16:20:00



D'après une infirmière qui a recueilli les cinq regrets les plus fréquents avant de mourir :

1. I wish I'd had the courage to live a life true to myself, not the life others expected of me.
= Si seulement j'avais eu le courage de vivre ma vie selon ce que je voulais vraiment pour moi et pas selon ce que les autres voulaient à ma place.

2. I wish I hadn't worked so hard.
= Si seulement je n'avais pas travaillé autant, pour profiter un peu plus de mes proches.

3. I wish I'd had the courage to express my feelings.
= Si seulement j'avais eu le courage d'exprimer plus ce que je ressentais, au lieu de tout garder à l'intérieur; La colère ou la fuite m'ont rongé.

4. I wish I had stayed in touch with my friends.
= Si seulement j'avais entretenu un peu plus mes amitiés.

5. I wish that I had let myself be happier.
Le bonheur est un choix : si seulement je m'étais autorisé ce choix, plus souvent.



http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2012/feb/01/top-five-regrets-of-the-dying





Vie quotidienne : Les peurs
Posté par William le 31/1/2012 16:10:00
Vie quotidienne

Je peux plus blairer le look de ce blog. On est en train de faire quelque chose à ce sujet. Le changement sera radical. J'en ai besoin.

---

Le travail sur moi de ce début d'année 2012 c'est : domestiquer les peurs. Les peurs ancrées en moi, qui ne sont pas les miennes, mais celles laissées par mes parents, déposées par couches, peurs dont ils ont eux-même hérité, souvent.

Peur de manquer, peur de perdre, peur de se perdre, peur de l'inconnu, peur du chômage, peur de me faire poignarder, peur de me noyer, peur de grossir, peur du conflit, peur de la pauvreté, peur de la peur.

Je vais donc, en ce printemps 2012 (j'ai déjà arrêté une date) jouer avec ma peur. Voilà. Jouer. Je ne vais pas tromper la mort, je ne vais pas faire n'importe quoi, n'importe comment, non, je vais simplement aller vérifier que derrière mes angoisses, il n'y a rien de fondé. Rien. Je vais aller à la recherche de ce qui me fait peur et ne pas le trouver puisque cela n'existe pas. J'ai des peurs assez simples, au final. J'aurai l'occasion de vous les raconter. Cette année 2012 est importante pour moi car je poursuis ma transition entamée fin 2008.
J'ai lâché à l'époque les conflits basés sur mes angoisses de ne pas être aimé si je disais ce que je pense.
J'ai travaillé ensuite sur mes envies, en 2009, sur mes capacités.
En 2010, j'ai suivi pour la première fois ce que la vie m'apportait, en changeant radicalement de branche professionnelle (et en n'en mourant pas...)
En 2011, j'ai découvert ce que je valais et combien je souhaitais monnayer ma compétence (ou indemniser mon temps de présence sur des sujets professionnels sur lesquels j'ai à réfléchir).
En 2012, je travaille sur mes peurs. Je les dépasse. Et, enfin, j'apprends à me faire plaisir dans la simplicité, le dépouillement.

Première peur : l'ennui.





Livres : Ecriture
Posté par William le 31/1/2012 16:00:00
Livres

Je n'ai pas écrit une ligne de fiction depuis presque deux ans. Cela m'a sauté à la tronche, hier soir, alors que j'expliquais à un pote que, enfin, cela me démangeait de nouveau : écrire, écrire, écrire. Je cherchais dans ma mémoire la dernière fois que j'avais sorti un bouquin (février 2011), en égrenant ensuite lentement tous les titres et les années de sortie, pour bien me rassurer, oui, le compte y est, un livre par an depuis 2006, voilà, avec un effort "surhumain" durant toute l'année 2010 pour accoucher de deux livres, dont un qui aurait mieux fait de ne jamais sortir (le Plon).
Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait du bien de penser que j'écris un livre par an, ça me donne un but, ça marque mes années, j'ai l'impression que je sers à quelque chose. D'autant plus que j'assume mon statut, désormais, depuis la fin 2010, justement, à la relecture du "Chemin qui menait vers vous", où je me suis senti, enfin, auteur. Il y a eu l'écriture à quatre mains d'un scénario, durant le printemps 2011, scénario qui m'a fait vibrer comme rarement et qui, encore ce soir, me pèse dans la tête, lourd de ne pas avoir été correctement évacué sur 350 pages, sous forme de thriller. Dont acte. Il faut l'écrire.

Je ne sortirai techniquement pas de livres en 2012 (sauf erreur) sur du papier. Mais, en réserve, deux sont prêts et un attend que je daigne m'y mettre. Le contexte ne s'y prête pas ces jours-ci (don't ask, nothing really important) mais je sais que quand je commencerai, ce sera pour de bon.

J'ai envie de le nommer "Le piège", ce bouquin.





Vie quotidienne : 3 boulots sinon rien.
Posté par William le 30/1/2012 6:50:00
Vie quotidienne

Un article de Camille Labro paru ici http://www.lemonde.fr/m/article/2012/01/27/trois-boulots-sinon-rien_1634692_1575563.html

(C'est l'histoire de ma vie, cet article, dingue)


"Cédric Couvez parle plus vite que son ombre, mais il lui faut tout de même dix minutes pour décliner l'éventail de ses activités professionnelles. DJ /chroniqueur télé/directeur artistique/conseiller marketing (il a monté sa société de consulting l'automne dernier) : il est un exemple type du " slasher ", néologisme anglophone récent qui se réfère à la barre oblique séparant ses différents métiers. Hyperactif, curieux et friand de défis, Cédric Couvez a toujours cumulé les casquettes : "Lorsque j'étais en CDI chez 20 Minutes [quotidien gratuit], ma vie professionnelle s'apparentait à une pizza : le salaire c'était la pâte, et mes autres activités les ingrédients de la garniture. Désormais, j'ai laissé tomber la pâte pour ne garder que les ingrédients. J'ai transformé la pizza en ratatouille !" Quelle que soit la recette, son emploi du temps change tous les jours. Ces temps-ci, il navigue entre la création du design sonore pour les boutiques de chaussures André et les platines des night-clubs parisiens branchés, en passant par la conception d'un bar chic pour fans de foot, et l'écriture d'un scénario.

Perpétuellement en mouvement, paniqué à l'idée d'être "enfermé dans un seul rôle", Cédric Couvez appartient à une nouvelle génération de travailleurs indépendants qui superposent les emplois, par choix plus que par nécessité. Un groupe d'actifs marginaux dont on commence à peine à entendre parler en France, qui ont pris de la bouteille grâce à la création de statuts juridiques simplifiés comme celui d'auto-entrepreneur (lancé en janvier 2009). Aux Etats-Unis, contrée des self-made-men et du self-employment, le phénomène a déjà fait couler beaucoup d'encre. Marci Alboher, auteur de One Person/Multiple Careers (Business Plus Imports, 2007, non traduit), est connue pour avoir popularisé le terme "slasher". Son ouvrage fait référence en la matière. " J'ai écrit ce livre, explique l'auteure / consultante / conférencière, après avoir constaté que de plus en plus de gens ne pouvaient plus répondre simplement à la question : "Que faites-vous dans la vie ?" Ce sont des personnes qui ont décidé de ne pas se cantonner à un métier, mais d'explorer des passions et des intérêts multiples. C'est comme un rêve d'enfant qui veut être peintre le matin et docteur l'après-midi." Et pourquoi ne pas être avocat et chanteur ? Instituteur et mannequin ? Comptable et prof de yoga ? Chaque "slasher" a son mode de fonctionnement propre, mais tous affirment avoir choisi, précisément, de ne pas choisir. OEuvrer dans divers domaines parallèles, pas forcément convergents, procure un sentiment de liberté et d'autonomie que peu de salariés à plein-temps connaissent. La plupart d'entre eux revendiquent d'ailleurs leur indépendance avec ardeur. " Je ne suis absolument pas en quête d'un CDI, lance Alexandra Hermel-Colineau, journaliste reporteur d'images et créatrice de vêtements pour enfants. Je tiens à préserver ma liberté, ne pas m'enfermer dans un job à la papa. " Idem pour Caroline Bongrand, une quarantenaire qui arbore un sacré pedigree (romancière / scénariste / journaliste / réalisatrice de documentaires / consultante pour un grand groupe de luxe et un label haute couture) : "J'ai toujours été montrée du doigt comme celle qui faisait n'importe quoi, raconte-t-elle, et on me refusait des jobs parce que je faisais "un peu de tout donc beaucoup de rien". Maintenant que ma crédibilité est établie, sans pour autant avoir été formatée, on m'offre des postes partout, mais je n'en veux pas !" L'eldorado du CDI serait-il révolu ? Les "slashers" sont-ils en train d'inventer un nouveau rapport à l'emploi et de nouveaux idéaux d'épanouissement de soi par le travail ? Marci Alboher en est convaincue. " Leur parcours est comme une tapisserie, assure-t-elle. Vous utilisez un morceau de vous, auquel vous cousez un autre, puis un autre, si bien qu'à la fin votre carrière est customisée, unique, parce que vous avez tissé ensemble tous ces fils qui n'appartiennent qu'à vous."

Côté sociologie du travail, on ne voit pas forcément ces évolutions d'un très bon oeil. Selon Dominique Meda, sociologue et directrice du Centre d'études de l'emploi (CEE), ces nouveaux types de carrière ne seraient que la conséquence de la précarisation de l'emploi, et renvoient "au fait que les contrats sont de plus en plus courts et les revenus tirés du travail de plus en plus faibles". Loïc Trabut, également au CEE, rappelle qu'il existe deux groupes pratiquant le cumul de métiers : une catégorie peu privilégiée, qui doit enchaîner les temps partiels pour subsister (agents de surface, aides à domicile, etc.), et un groupe plus favorisé, cultivé et diplômé, qui milite pour la pluridisciplinarité. On reconnaît là nos travailleurs multitâches. "L'un des métiers permettra une réalisation personnelle, analyse Trabut, tandis que l'autre garantira des revenus réguliers. C'est une manière de s'assurer une stabilité dans un univers professionnel de moins en moins stable."

Tel est le cas de Laurent Valentin, 43 ans, magicien par vocation qui a récemment ajouté la corde culinaire à son arc (il a passé son CAP cuisine il y a quatre ans) : " Le spectacle, explique l'illusionniste, c'est toujours incertain, et cela marche au coup par coup. La cuisine m'a permis de sécuriser une base, et de faire baisser le niveau de stress. "Ce mode de vie est-il un pur produit de la récession, où la débrouille est une condition de survie ? Le raccourci est un peu facile, et surtout très inexact. Marci Alboher tient à souligner qu'elle a réalisé son enquête entre 2005 et 2007, soit avant le début de la crise. Selon elle, ce début de xxie siècle offre un terrain particulièrement propice à l'ubiquité professionnelle. " Avec les avancées technologiques, l'informatisation de la société et la globalisation de l'information, tout est plus facile, rapide, à portée de main. On peut apprendre de nouvelles compétences en surfant sur le Net, accéder à toutes sortes de formations, et développer aisément de nouvelles identités professionnelles. "

Certes, après la crise des subprimes, son ouvrage a redoublé de succès, pour devenir un véritable " manuel de survie pour le nouveau monde ". Libres car non dépendants d'un employeur ou d'un revenu unique, les " slashers " sont apparus alors comme les mieux armés pour affronter la récession socio-économique planétaire. Ce sont aussi ceux qui gardent le sourire et de l'énergie à revendre quand la souffrance au travail devient par ailleurs un lieu commun.

Car ils s'éclatent ! Même s'ils bossent comme des fous. Et l'un ne va pas sans l'autre. " Je travaille tout le temps, confie Laurence Mahéo, styliste de mode / ostréicultrice / restauratrice. Quand je ne suis pas au restaurant je suis à la boutique ou à l'atelier. Et une fois par semaine, je vais en Bretagne sur mon chantier ostréicole. " Elle a d'abord multiplié les activités par " devoir familial " : son père ostréiculteur est mort brutalement en 2004 et elle a décidé de reprendre son exploitation, sans pour autant abandonner la mode. "C'est parfois un peu schizophrénique, mais je mets la même passion à produire mes huîtres bio qu'à créer les pièces uniques de mes collections et à imaginer le menu du resto." Alexandra Hermel-Colineau, quant à elle, fait ses reportages pour LCI ou M6 la journée, et travaille sur ses patrons de chemisettes et barboteuses tôt le matin ou tard le soir. Elle pilote désormais un atelier de confection dans le Sentier parisien pour créer les 1 200 pièces que vient de lui commander un gros acheteur américain. " J'adore passer d'une activité à l'autre, raconte-t-elle, même si ça donne un peu le tournis. C'est une aventure géniale, j'apprends des choses tous les jours. "

Malgré un volume horaire démentiel, auquel s'ajoutent souvent des contraintes familiales (toutes les femmes citées dans cet article ont des enfants), peu de "slashers" connaissent le burn-out. Car s'ils travaillent évidemment pour gagner leur vie, et que la pression est constante (les indépendants ont plus encore que les salariés la contrainte du résultat), ils accordent tout autant d'importance au -bien-être, à l'épanouissement et au plaisir. " La -notion de plaisir est essentielle, insiste -Caroline Bongrand, car plus on a de plaisir à faire ce qu'on fait, mieux on le fait ! " Une évidence apparemment trop souvent oubliée dans le monde de l'entreprise.

En France, où le modèle salarial reste malgré tout dominant, ces personnes font encore figure d'anomalies. Mais pour le sociologue Serge Guérin, ces travailleurs pluriels sont parfaitement en phase avec la " complexité " de l'époque : " Nous sommes entrés dans l'ère de la modernité évolutive où ni les savoirs, ni les identités, ni les statuts, ni les rôles ne sont définitivement acquis ou obligatoirement figés, écrit-il dans son ouvrage De l'Etat providence à l'Etat accompagnant (Michalon, 2010). La question de l'identité, ou plus exactement de la pluralité des identités que chacun est amené à tenir, est au centre de la problématique sociale. " Pour Serge Guérin, qui se dit lui-même " slasher " (sociologue /professeur en école de commerce / élu local /auteur, notamment d'ouvrages sur le chocolat et d'un manuel sportif pour les enfants), ces nouveaux modes d'emploi ne sont pas pour tout le monde, et beaucoup leur préféreront toujours la sécurité d'un poste fixe. Mais ceux qui ont opté pour la pluriactivité la considèrent comme " une richesse, qui permet de revendiquer et d'exprimer ses identités multiples ".
Et à ceux qui assimilent les personnes qui ont fait ce choix à des dilettantes, " touche-à-tout " donc " bonnes à rien ", de grands enfants qui refusent de devenir adultes et s'éparpillent par peur de l'engagement, Serge Guérin rétorque : " Poursuivre ses utopies et réaliser ses rêves est loin d'être infantile ! Cela demande au contraire beaucoup d'audace et un grand sens des responsabilités. Rien ne dit que le choix de la maturité soit celui d'une carrière linéaire et normative... " Il s'est beaucoup penché sur la question des retraites et du problème de l'âge au travail. Aujourd'hui, il est convaincu que la pluridisciplinarité pourrait aider à sortir de l'impasse : " L'idée de spécialisation est terriblement enracinée en France. Mais quand on n'a fait qu'une seule chose toute sa vie, on finit par être viré lorsqu'on devient trop vieux et trop cher, et remplacé par un clone. " La pluralité des compétences assure une formation permanente et une capacité de rebond unique. Hors normes, ces mutants du monde du travail ne sont pas encore compris ni intégrés au système social. " Mais ce n'est pas à nous de nous adapter au système, s'insurge le sociologue, c'est au système de s'adapter ! Il faut tendre à une société plus créative, plus ouverte, qui soutienne ces modèles en devenir. " Car si le modèle du " slasher " n'est certes pas l'avenir de tous, les " slashers ", c'est sûr, ont de l'avenir. "





Vie quotidienne : Samedi 223 : Solitude
Posté par William le 28/1/2012 15:20:00

"SOLITUDE is out of fashion. Our companies, our schools and our culture are in thrall to an idea I call the New Groupthink, which holds that creativity and achievement come from an oddly gregarious place. Most of us now work in teams, in offices without walls, for managers who prize people skills above all. Lone geniuses are out. Collaboration is in.


But there’s a problem with this view. Research strongly suggests that people are more creative when they enjoy privacy and freedom from interruption. And the most spectacularly creative people in many fields are often introverted, according to studies by the psychologists Mihaly Csikszentmihalyi and Gregory Feist. They’re extroverted enough to exchange and advance ideas, but see themselves as independent and individualistic. They’re not joiners by nature.

One explanation for these findings is that introverts are comfortable working alone — and solitude is a catalyst to innovation. As the influential psychologist Hans Eysenck observed, introversion fosters creativity by “concentrating the mind on the tasks in hand, and preventing the dissipation of energy on social and sexual matters unrelated to work.” In other words, a person sitting quietly under a tree in the backyard, while everyone else is clinking glasses on the patio, is more likely to have an apple land on his head. (Newton was one of the world’s great introverts: William Wordsworth described him as “A mind for ever/ Voyaging through strange seas of Thought, alone.”) "

Article intégral ici : http://www.nytimes.com/2012/01/15/opinion/sunday/the-rise-of-the-new-groupthink.html?pagewanted=all





Vie quotidienne : Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia
Posté par William le 26/1/2012 9:30:00

Il y a cette rangée magique, à l'Olympia, en bas, à mi-salle, où tu as toute la place du monde pour tes jambes, où tu es idéalement situé par rapport à la scène et où tu sais que tu fais partie des gens cools. Qui ont eu du bol en réservant. En réservant pour...Dany Boon.

Soyons francs, j'y suis allé pour faire plaisir à ma mère. Et, soyons francs, j'ai eu la banane pendant tout le spectacle parce que :
- Il n'y a pas de vulgarité
- Il y a un vrai fil rouge (avec des gags récurrents)
- Le type a un univers perso très, très fort.

Nous avons passé une excellente soirée. Si on m'avait dit un jour que j'irais voir Dany Boon en spectacle, j'aurais un peu tiqué car je n'ai pas tenu à son film sur les Chtis (me désespérant que dix sept millions de personnes fassent de ça le film le plus vu de tous les temps dans ce pays) et j'ai également baillé sur la suite, à la frontière franco-belge, avec les douaniers. Vu dans l'avion. Le test ultime : quand le film est bon, dans un avion, tu le regardes en entier alors que le son est atroce, l'écran ridicule, que tu es mal assis et que tu risques à chaque instant la mort de te faire interrompre par l'arrivée d'un plateau-repas sous vide.

Pour résumer : Dany Boon en spectacle, pouce en l'air. Dany Boon en film, pouce vers le sol. Et l'Olympia, plus belle salle du monde.






Vie quotidienne : Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez
Posté par William le 5/1/2012 10:50:00

Depuis des années, chaque jour, des gens arrivent sur ce blog en tapant dans google "Vie privée de Frédéric Lopez", espérant savoir s'il est marié, célibataire, gay, bisexuel ou tout simplement trop occupé pour avoir une vie sexuelle. Je l'ai rencontré deux fois. Longuement pour une super interview (et Frédéric, si tu me lis, je ferais un collaborateur de grande qualité, j'ai pas de CV à envoyer, crois moi sur parole, on a les mêmes valeurs et les mêmes envies, ça suffit pour créer de beaux programmes) et assis pile derrière lui lors de la diffusion presse de son rendez-vous en Terre Inconnue avec Gilbert Montagné. Il dégageait tant d'énergie que j'en avais mal à la tête.

Il avait parlé à mon amie Florence, à l'issue de la projection, résumant en une phrase tout ce qu'elle était. Le mec est connecté.

Sexuellement, j'ai tout entendu sur lui (et son contraire). Un ami me jure que...Un autre m'assure que...Mais, au final, je m'en fiche. Sa vie privée est forcément moins intéressante que sa vie publique. Pour le coup, il y a tant à puiser...





(1) 2 3 4 ... 54 »
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Se souvenir de moi

Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !
Découvrez mes livres


Le chemin qui menait vers vous

Robert Laffont
(Sortie le 17/02/11)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -

Tous ces jours sans toi

Editions Plon
(Sortie le 26/08/10)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -

Maman, est-ce que ta chambre te plaît?

J'ai Lu
(Sortie le 09/02/11)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -

Maman, est-ce que ta chambre te plaît?

Editions Privé / Michel Lafon
(Sortie le 09/04/09)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -

Quel beau métier vous faites!

J'ai Lu
(Sortie le 28/08/2010)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -

Quel beau métier vous faites!

Editions Privé / Michel Lafon
(Sortie le 06/11/08)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -


La Chambre d'Albert Camus - Nouvelle édition augmentée (Poche)

Editions J'ai Lu
(Sortie le 06/11/08)
Commentez le!
- - - - - - - - - - - - - - - - -


La Chambre d'Albert Camus et autres nouvelles

Editions Privé / Michel Lafon
(Sortie le 07/12/06)
Commentez le!

Je suis partout !

Actualités, médias et people mais pas que... sur "Le Post"


- - - - - - - - - - - - - - - - -
Mon blog précédent : "Ron l'Infirmier"



Qui est en ligne
8 utilisateur(s) en ligne (dont 4 sur Articles)

Membre(s): 0
Invité(s): 8

plus...
Nouveaux inscrits
emy7890 19/2/2012
lolo67870 7/2/2012
A.S 28/12/2011
cat'seyes777 22/10/2011
monochrome 26/9/2011
fred 22/8/2011
Kedem 10/8/2011
val 9/8/2011
corgre 21/7/2011
lara 19/6/2011
Boîte à outils
Rechercher sur le blog
Commentaires récents
citations 20/7/2014 17:12
Re: Film porno partouze anus déjà grandement rie cela re... 7/10/2013 9:15
Re: r 7/10/2013 9:09
Re: Film porno recent latex s coups de reins 4/9/2013 9:41
Re: Film porno beurette dans le d petite plage de 26/8/2013 8:12
Merci pour votre livre 19/9/2012 14:58
Film porno francais lesbiennes en chaleur vivons au genre 3/4/2012 22:54
Film porno recent latex s coups de reins 3/4/2012 22:54
Film porno partouze anus déjà grandement rie cela rentre 3/4/2012 22:54
Film porno beurette dans le d petite plage de 3/4/2012 22:54
Film x lesbienne admin vidéo porno et elle commence 3/4/2012 18:29
Film porno fetichiste tous les films une seconde à 3/4/2012 18:29
Re: La dame qui tirait les cartes 21/2/2012 20:05
Re: La dame qui tirait les cartes 21/2/2012 16:27
Re: La dame qui tirait les cartes 21/2/2012 12:04
Re: La dame qui tirait les cartes 20/2/2012 23:26
Re: La dame qui tirait les cartes 19/2/2012 9:10
Re: 5 regrets avant de mourir 19/2/2012 7:58
Re: Ecriture 19/2/2012 7:43
Re: Les peurs 6/2/2012 17:02
Re: Les peurs 6/2/2012 12:21
Re: 5 regrets avant de mourir 6/2/2012 8:29
Re: Ecriture 4/2/2012 21:11
Re: Ecriture 3/2/2012 6:42
Re: Ecriture 3/2/2012 0:03
Re: 5 regrets avant de mourir 2/2/2012 19:43
Re: Ecriture 1/2/2012 23:23
Re: Les peurs 1/2/2012 18:41
Re: Les peurs 1/2/2012 18:30
Re: Ecriture 1/2/2012 18:12
Re: Partir, revenir 1/2/2012 10:46
Re: Les peurs 1/2/2012 2:46
Re: Partir, revenir 1/2/2012 0:44
Re: Les peurs 31/1/2012 20:07
Re: Ecriture 31/1/2012 20:05
Re: Ecriture 31/1/2012 16:40
Re: Ecriture 31/1/2012 16:31
Re: 3 boulots sinon rien. 30/1/2012 22:27
Re: 3 boulots sinon rien. 30/1/2012 21:07
Re: 3 boulots sinon rien. 30/1/2012 12:30
Re: Samedi 223 : Solitude 29/1/2012 14:28
Re: Samedi 223 : Solitude 29/1/2012 12:58
Re: Samedi 223 : Solitude 28/1/2012 23:25
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 27/1/2012 19:56
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 27/1/2012 6:57
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 21:29
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 18:58
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 11:10
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 11:06
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 23/1/2012 15:17