Nouvelle coiffeuse hier qui, gênée, me demande "ON FAIT QUOI ??". Comme d'habitude, je hausse les épaules en répondant "Court. De toute façon, vu ce qu'il reste..." et elle a eu l'air affreusement mal pour moi. J'oublie que je perds mes cheveux tous les autres jours du mois.
Il régnait une ambiance pesante dans ce salon, la patronne reprenant ses salariées pour un mot ou une attitude : j'avais l'impression d'être entré dans la maison des sucreries du conte de fée pour me retrouver dans l'antre de la sorcière, une fois pris au piège. Mais je cherchais un salon de coiffure ouvert un lundi...et je ne pouvais vraiment pas faire le difficile !
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Hier à table, steak-frites. J'espérais trouver un peu de soutien si je prenais une salade mais à 3 contre un, nada. Talk about peer pressure. Le patron nous a offert le digestif de l'amitié pour la nouvelle année. Paris était à moitié-vide (métro, rues) et un peu comme j'aimerais qu'il soit tout le temps : des transports en commun "normaux", des rues dans lesquelles on peut se garer, peu de gens en fait. Un mois d'Aout en Janvier. Le rêve.
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J'ai reçu l'appel d'un mec à 2h45 du matin, totalement bourré, qui me reprochait des trucs. Notamment de ne pas souhaiter l'anniversaire d'une amie. J'ai halluciné. Son ivresse n'excuse absolument pas son irresponsabilité. J'ai appelé dans la foulée l'amie (?) qui lui avait filé mon numéro de téléphone et, ivre elle-aussi, elle gloussait tant elle trouvait la scène drôle. Les bras m'en sont tombés. Me suis pas rendormi. Ma nuit était foutue.
Je ne supporte pas cet égoïsme : nous sommes bourrés donc tout le monde est bourré, nous ne dormons pas donc personne ne dort, aucune gêne, aucun problème. Elle ne s'est pas excusée le lendemain. C'est son anniversaire à elle que j'oublie de souhaiter. Il y a peut-être des raisons. En tout cas, je ne lui souhaiterai plus du tout.
J'ai détesté reposer le couvercle sur 17 ans d'amitié de cette façon mais, après tout, c'est la vie. Le cercle amical évolue. J'ai changé. Pas elle. Shit happens.
Ce matin, il n'y avait personne dans les transports en commun. J'ai cru un instant que je m'étais trompé de jour, que nous étions encore dimanche et qu'il allait falloir faire demi-tour devant la porte d'Universal. Non, en fait, les gens reprennent demain, en majorité, on dirait.
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Le Petit Baigneur ne m'a pas fait rire, hier soir. Je dois vieillir. Je trouve ça mauvais. Je me demande si c'était si drôle dans les années soixante. France 4 l'annonçait à 20h35, ils l'ont envoyé à 20h45. Je ne comprends pas comment on peut (encore) démarrer des programmes en retard en 2012.
Je ne suis pas très "dates" et pour moi, le premier janvier du calendrier Grégorien n'est rien d'autre qu'un jour de plus dans l'hiver, à mi-chemin entre mon anniversaire précédent et mon futur anniversaire. Je voudrais simplement vous souhaiter néanmoins une année riche. Riche en ce que vous voulez : Amour ? Argent ? Job épanouissant ? Amitié ? Voyages ? Apprentissages ?
J'ai fini la mienne sur la lecture de l'édifiant (mais passionnant) "Vies Ordinaires en Corée du Nord" de Barbara Demick ( LIEN) que je vous recommande vivement. Ça se lit comme un roman et éclaire tellement comment le monde est fou.
Il est 7h50, nous sommes lundi, il doit probablement pleuvoir dehors (ou faire gris), comme chaque jour à Paris depuis huit ans et mes reins me font un mal de chien. Sinon, ça va.
J'en sais quelque chose : parfois une vie change du tout au tout, une carrière qu'on croyait écrite prend subitement un nouveau tournant. Il suffit pour cela de rencontrer les bonnes personnes, d'y croire et...de regarder un peu les signes que l'Univers ou la vie ou le Bon Dieu ou le hasard (pick one) vous a mis sous le nez. J'ai lu ces 50 conseils donnés à un jeune étudiant et j'ai décidé de les traduire librement tant je les trouve excellents. Nous sommes tous des étudiants de la Vie, après tout. J'ai zappé ceux qui ne concernaient que le travail. Il en reste les 3/4. Et j'adhère à tous ou presque. J'ai ajouté mon grain de sel entre parenthèses. Je ne serais pas là où je suis aujourd'hui sans ce genre de conseils.
Voici donc 50 conseils pour réussir sa vie. Réussir sa carrière. Et aller un peu mieux au quotidien.
1) Tu n'es pas le Premier. Il reste si peu de "première fois" dans si peu de domaines. (Raison de plus pour sauter dessus quand on voit passer une première fois ! Cela m'est arrivé régulièrement ces deux dernières années et je ne l'ai jamais regretté)
2) Il y aura toujours quelqu'un de meilleur que toi. Aucune raison de se faire du mouron à ce propos, aucune raison de s'angoisser.
3) Le succès est infini : la réussite de l'un n'empêche pas la réussite de l'autre. Le succès est comme une mère qui regarde ses enfants, l'amour ne se divise pas, il s'ajoute (comment je traduis à l'arrache)
4) Tu ne peux réussir sans un but (entièrement d'accord. Tu écris un roman ? Il te faut une fin. Tu vends ton projet à un banquier ? Il te faut savoir précisément où tu te rends avec)
5) Démarrer quoi que ce soit demande de l'énergie.
L'autre soir, je demandais à Dominique Rocher quel était le meilleur conseil qu'on lui avait donné. Je ne sais pas s'il était sérieux ou s'il plaisantait mais il a répondu "Savoir dire non" et qu'il tenait ce conseil de...moi. Je lui ai dit "non", faut bien avouer, à un moment, et c'était important pour moi, pour lui, pour nous deux. Le "Oui mais en vrai non", c'est plus possible, quand on veut être heureux.
Dominique me le dit en direct ci-dessous (et ne peut répondre correctement à la deuxième question car il est un peu stressé) (je vous explique pourquoi après)
Dominique est un peu stressé car son court-métrage, gagnant du Audi Talent Show Award 2011, va être projeté en public pour la première fois quelques minutes après mes questions. Et c'est une vraie réussite. Voici "La vitesse du passé", que vous pouvez visionner en intégralité ci-dessous.
Après la projection, je me suis égaré, prenant le métro dans le mauvais sens. Alors que je sortais deux stations trop loin, agacé, une jeune fille m'a demandé si j'étais perdu. Je lui ai répondu que non. Elle a alors glissé, en pénétrant dans le wagon, alors que les portes se refermaient : - Tu as l'air à côtés de tes pompes, pourtant.
Et, ce soir-là, elle avait raison. Je n'ai pas assez dit non en 2011.
Et soudain, alors que tu regardes le dernier Woody Allen sur ta télé, ton coeur s'arrête de battre un instant. Tu te reconnais à l'écran. Et tu te dis : "OH BEN MINCE ALORS". Et tu te souviens de cette caméra, de l'autre côté de la rue, deux ans plus tôt...
Tout est connecté, il faut juste vouloir. Vouloir. En fait tu as tout le temps le choix. Tout le temps. Tu peux décider de ne pas bouger un pouce, restant sous la couette, deux pepito dans la bouche et attendre.
Tu peux aussi prêter l'oreille, devant une femme et ENTENDRE un prénom qui revient dans une conversation, loin ailleurs, une semaine plus tard et dont tu te demandes pourquoi doux jésus tu entends reparler encore.
Tout s'illumine à cette avant-première à laquelle tu ne voulais PAS aller (il pleut, il fait froid, je ne connais personne) quand soudain le porteur du prénom te dit juste ce dont tu avais besoin pour rebondir. Et, derrière, à deux pas, dans la foule, celle qui avait glissé ce prénom-là une semaine plus tôt te retrouve par hasard - par hasard, laisse moi rire -
Et te parle de toi, de ce qu'elle veut pour toi.
Easy. Dans le flow. Dans la douceur. Dans le mouvement des choses. Ne lutte pas. Laisse toi gagner par le courant.
Nous l'attendons. Je relis pour la millième fois mes questions que je trouve nulles, nulles, nulles. Je ne suis pas à la hauteur (de sa légende), je ne vais pas être bon, je vais me rétamer, grave. Tout le monde me dit le contraire, avec une infinie patience, mais je le crois pas, pire, je semble me complaire dans une certaine angoisse de ratage, plus apaisante étrangement que mon plaisir de pouvoir (enfin) la rencontrer, en vrai. En vrai.
Elle arrive enfin, toute en noir, conformément à sa légende : petits mocassins cirés, longue robe, écharpe, contour des yeux. Gracieuse. Souriante. Unique. C'est elle. Juliette G. Mon cœur bat. Elle me serre la main. Rassure l'un des caméraman : "Non, la lumière ne me gêne pas, faites votre travail, il n'y aucun problème". Elle est prête. Elle attend la première question.
Je bafouille. Je recommence. J'arrive enfin à la poser : - Votre album qui sort là bientôt a pour thématique les bateaux, et j'aimerais vous demander, pardon pour cette question bateau, quel est... - Non, les ponts. C'est un album sur les ponts. - Oh oui, oui, bien sûr, les ponts, pardon, j'ai commis un lapsus, pardon, je suis tellement impressionné, veuillez m'excuser.
Avec une infinie douceur, elle me sourit : - Allez-y, prenez votre temps.
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Juliette G. a un mot gentil (et personnalisé) sur tout le monde. Elle remercie les auteurs, les musiciens. Elle rit souvent. Possède un humour très fin. Elle sait se moquer d'elle-même. Elle répond prestement et avec précision à toutes mes questions, ne semblant ni se lasser, ni les avoir jamais entendues auparavant. Je suis gêné d'évoquer devant elle plus de soixante années de carrière alors je tente un léger rafraichissement : - Vous qui avez connu l'après-guerre, les Trente Glorieuses et... - Et la guerre, aussi, mon vieux, ne l'oubliez pas ! Avant l'après-guerre, il y a eu la guerre, merci bien.
Elle rit de me voir embarrassé. C'est moi le plus vieux des deux. Elle dégage une énergie incroyable. Démente. Elle irradie. On ne peut que l'aimer.
--- Juliette G. me fait une confidence : - Ah, si je pouvais dormir toutes fenêtres ouvertes, ce soir...C'est une folie mais... - On est en décembre, vous risquez la pneumonie ! - Oui. Mais j'habite à une heure de Paris. Et quand je reviens dormir ici, je ne peux résister. C'est hypnotique. Retournez-vous.
Derrière-nous, dans l'obscurité grandissante, la Tour Eiffel. Sublime panorama. Elle glousse : - Oh, je vais tenter de dormir les fenêtres ouvertes, juste histoire de m'endormir avec elle. Ses petits points qui clignotent. Ce fanal. C'est magique. Magique. Je pourrais rester là des heures à la regarder.
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Juliette G. lit le courrier de ses "fans". On lui a apporté. C'est une question qui revient souvent, dans les mails que je reçois : - Est-ce que les artistes lisent le courrier qu'on leur envoie ??
Oui. En tout cas, ils le reçoivent en main propre. La preuve. Je la vois parcourir les lettres, amusée, agacée, parfois, quand on lui fait remarquer son statut, sa dimension. Elle ne veut rien savoir. Je proteste : - Mais vous êtes une icône ! -...Comme la lune, oui.
Elle rit.
Un petit carnet à carreaux. Entièrement rempli à la main de mots, de pensées, d'amour. Je suis assis à ses côtés, je lui lis à la volée ce que je découvre. A la fin, en dernière page, quelques phrases, en rouge :
"Madame, vous m'avez tiré du désespoir, un jour, merci".
Energique, elle se tourne vers moi, le poing fermé : - Voilà ! Voilà pourquoi je me bats ! Si je peux en aider au moins un, si je n'avais servi qu'à ça une fois, une seule fois, dans toute ma carrière, le combat en valait la peine. A refaire, je referais tout pareil.
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Je la quitte à regret. J'ai tellement envie de rester à rien faire, à la regarder, simplement. Mais j'ai compris qu'elle détesterait probablement ça ; du mouvement, de l'action, de la vie. Et en avant Guingamp. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle mais les souvenirs, c'est pour les autres. Allez. Debout. Le regard sur l'horizon avec demain pour seule obsession. Et la lumière, illuminante, derrière, d'une tour éternelle qu'on regarde de temps en temps, quand il se faut se poser, et dormir un peu, tout de même. Oui, il faut dormir, hélas. Mais plus tard. Toujours plus tard.
Le 2, je récupère enfin ma carte d'identité, perdue depuis huit ans et jamais refaite. Je file chez Robert Laffont pour une séance de travail sur "Le chemin qui menait vers vous" et le soir c'est Zazie qui enregistre son Live@Home.
Le 3, au petit matin, je me dégage du contrat qui me liait à une mauvaise affaire. Beaucoup trop d'argent bâti sur un mensonge = pas possible d'assumer et de dormir sur mes deux oreilles. Pas mes valeurs, pas mon projet. Je referme cette porte sans aucun regret et en tire plein de leçons dont la principale est : ne pas accepter quelque chose contraire à mes valeurs, ne pas m'engager dans un projet que je ne maitrise pas à 100%.
Le 7, je déjeune avec Coralie, à l'hôtel Amour puis je file rejoindre Marie Mustel, chez Universal, qui me parle de OFF TV. Je l'écoute et donne mon avis. Je ne sais pas trop bien pourquoi elle me le demande mais le karma installe déjà sa petite graine. On doit se revoir le lendemain. Le soir, je suis au Baron, pour un showcase de Mike Posner. On nous l'introduit comme "The next big thing". Oui. Aux USA, pas en France. C'est dommage, il est bien sympa. Je filme ça : Mike Posner, Cooler than me, Paris.
Le 8 septembre ma vie bascule. Je passe chez Bobine (le management de Zazie) récupérer un DVD puis file chez une thérapeute pour une séance d'hypnose. Je pars déjeuner avec Benoît, un RP que j'aime beaucoup, quand soudain mon téléphone sonne. On ne veut plus de moi sur un gros truc que j'ai monté, désiré, bichonné et qui allait me faire manger tout l'hiver. Je deviens livide. On me ment à l'autre bout du fil : je suis évincé, au profit de la personne qui me l'annonce en direct. Je ne dis rien. Je ne me bats pas. C'est comme ça. Je suis livide. Je n'ai plus de forces dans les jambes. Benoît, avec qui je suis, constate les dégâts. Je ne sais plus quoi lui dire quand mon téléphone sonne de nouveau : c'est Marie Mustel qui me rappelle qu'on se voit plus tard. Toujours son truc de OFF TV. Je lui confirme même si je ne tiens pas debout, vraiment, et que je me demande pourquoi je dois y aller. On se parle. Je l'écoute à moitié. Le soir, toujours sous le choc de ce coup de téléphone, je ne vais pas à un showcase de Puggy (ce que je regrette encore un an et quelque plus tard !).
Le 09 septembre, je ne me rends pas à une conférence de presse. C'est mon ancienne vie qui veut encore de moi. Je ne suis plus l'homme de cette situation. J'ai tourné la page. Je ne suis plus infirmier. Point. Le soir, j'interviewe Elodie Frégé.
Elodie Frégé - Les Heures Inertes (acoustique)
Marie Mustel est présente. Thomas Leroy (de OFF TV) arrive peu après. Je ne vois toujours pas les clins d’œil du destin.
Le 10 au matin, je suis avec Zazie chez Europe 1, j'en parle ici http://www.zazie7.com/2010/09/15/mercredi/portrait-de-zazie et je tourne quelques vidéos dont une est diffusée sur le blog. D'autres restent au chaud et sortiront un jour, je pense. Je me suis toujours demandé comment on peut trouver dans les archives des trucs inédits. Et bien je comprends, désormais. On sélectionne ce qui semble le plus important, sur le moment, on le diffuse. Et puis des années plus tard, en fouillant, on trouve des trucs qu'on avait laissés de côté et qui sont tout autant sympathiques. Les années leur ont ajouté un peu de valeur émotionnelle. Sur Zazie, j'ai du stock, plein de petites choses sans grande valeur, mais avec de l'amour dedans.
Le 13, je passe chez Cyril Paglino (son associé est sexy comme tout) (compétent, aussi, hein) et puis je rencontre mon premier client à moi. Qui me paye pour l'aider sur le web.
Le 14, je pars chez Ikea au petit matin (AH LE BONHEUR D’ÊTRE EN FREE LANCE !), je déjeune avec Olivier et puis le soir, je file chez TF1, pour la grille de rentrée. Je suis assis à la droite d'Evelyne Dehlia, ce qui me plaît énormément.
Le 15 septembre, pour éviter le naufrage annoncé de mon livre chez Plon, une réunion de conciliation est programmée au matin. Mon éditeur Denis fait du mieux qu'il peut mais Muriel, la boss, ne m'aime pas et bloque le projet. Le livre est mort-né. Je ne l'assume pas, ce projet. Il sortira dans la douleur et l'indifférence (ou presque). Le soir, je vais voir Indochine à Bercy.
Le 16, j'ai à nouveau rendez-vous avec Marie Mustel chez Universal, qui me parle de... OFF TV... Ben dis donc, le destin, hein. Mais je ne vois toujours pas en quoi cela me concerne tout ça.
Le 17, je déjeune avec Anthony Belliot, pour parler du projet Zazie, qu'il gère désormais.
Le 20, j'interviewe Patrick Fiori, un type adorable, chez Sony (je le retrouverai un an plus tard, dans d'autres circonstances, en studio avec Zucchero. Il se souvient de moi.)
Le 21, je dois interviewer Matt Dusk pour mon blog... chez Universal, mais c'est annulé. Je ne sais pas que je le ferai un mois plus tard, pour OFF. Et que les rushes seront détruits après un crash de disque dur. Maudite, cette interview. Un artiste adorable.
Le 22, j'anime une rencontre fans/Zazie à la Fnac Montparnasse. J'adore. Je réalise alors qui elle est, pour la première fois. Super connue, super aimée. Cela me frappe. C'est la première fois que nous nous rencontrons "en public". Elle est différente. Elle est une star, en fait. Je ne le savais pas. Je ne l'avais pas encore perçu. Cela m'amuse et me déstabilise un peu. Je me dis que je fais bien de la vouvoyer. Instinct de protection. Je vais la vouvoyer jusqu'au bout de l'aventure.
Pour la première fois de ma vie, je quitte la France plus d'un mois, direction les USA. Avec Marie pendant quinze jours, entre le Nouveau Mexique, l'Arizona et le Colorado. Avec la Marmotte pendant dix sept jours, entre Seattle, la Colombie Britannique (Vancouver) et le Yellowstone. Est-ce le fait de conduire pendant si longtemps ou toutes ces beautés accumulées en quelques semaines mais toujours est-il que, ressentant une certaine lassitude (ou fatigue) sur la fin, il me tarde de rentrer début septembre à Paris. Je suis presque mélancolique. Paris me manque. Je suis en free-lance, désormais, il me faut bosser. J'ai prévu des trucs. Je ne sais pas encore qu'une bonne douche froide et un bon coup de karma vont me tomber dessus le même jour à Paris. Seattle www.hebergeur-images.fr" border="0"/>