Divas : Anne m'a tuer
Posté par William le 1/10/2008 12:10:00
Divas

On parlait, au café, ce midi, de nos plus grandes hontes de toute notre vie. Mes amis savent exactement quelle est la mienne et ils ne se lassent pas de se la raconter entre eux (bande de chiens)...Pour la millième fois, alors, j'ai évoqué de nouveau très brièvement ma honte number ouane (qui existe hélas en vidéo et NON vous ne la verrez jamais) et ça donnait ça :
- Moi, Ron, je suis allé à l’Olympia interviewer Anne Roumanoff, avec mon appareil photos 10 mégas pixels à la main en guise de caméra. J'avais demandé à ma copine Nora de venir parce que je me faisais dessus de trouille, tellement je sentais pas du tout le truc. On attend une éternité en coulisses et puis soudain son agent me fait rentrer dans la loge cinq minutes avant qu’elle n’entre en scène, elle était tendue comme un string et jetait des coups d’œil nerveux de l’appareil photo à moi à Nora en revenant à l’appareil photo. Je m’embrouille de plus en plus dans ma question qui dure deux plombes et alors que je m’apprête à la conclure, elle me coupe la parole, lève la main et éructe « ON VERRA PLUS TARD » avant de quitter la loge, suivie de toute sa troupe (sept personnes). Ma vidéo finit le plan sur la gueule de Nora, sidérée de mon plantage et gagnée par le fou rire le plus long de sa vie. Six mois après, elle peut encore s'étouffer de bonheur rien qu'en y pensant : l'interview la plus courte du monde, et c'est moi qui l'ai faite !

(la preuve en images...)
Anne Roumanoff écoute ma question

Anne Roumanoff comprend que je suis un péquenaud

Anne Roumanoff vérifie bien que ma caméra est un appareil photo

Anne Roumanoff décide en un quart de seconde que je dois dégager...

Et ça c'est la gueule de Nora à la fin de la scène...



Géraldine prend alors la parole :
- Moi, la semaine dernière, j’ai été chauffée par un mec hallucinant au mariage d'une amie de ma sœur, ça devait être le cousin du marié. Un sportif de haut niveau, médaillé à Pékin, une bombe de muscles, un sourire à tomber par terre, toutes les nanas du mariage mouillaient la culotte rien que de le voir en costume et toutes m’auraient déchiré la gueule à la cuillère vu qu’il me tournait autour, grave. Je te passe les détails, à un moment donné, on se retrouve contre le mur d’une église à deux heures du mat’, lui le pantalon baissé, moi la jupe relevée, il me demande si par hasard j’ai pas une capote, je lui dis « oui je crois, dans mon sac, attends » et, dans le noir, je fouille mon Birkin qui pèse une tonne avec la moitié de ma vie dedans. Toute excitée, bien bourrée et à l’aveugle, je fouille, je refouille, j’en trouve enfin une, il se jette sur l’emballage, le déchire avec les dents et se le met sur la queue direct… Avant de hurler à la mort… C’était un rince-doigts au citron qui me restait d’un restau à huîtres… Ah, le bordel dans mon sac… Tu penses bien que je me la suis carré bien profond, ma connerie, il est partie fumasse, le membre en feu, il m’a pas adressé la parole de tout le week-end. Il est dans Paris-Match de la semaine prochaine, regarde voir s’il a pas un pansement à la b..., j’ai peur de l’avoir estropié à vie.





Vie quotidienne : Odette
Posté par William le 30/9/2008 22:20:00
Vie quotidienne

Tatie Odette était un peu extravagante, un peu fantasque, mais dans la famille, tout le monde disait qu’elle était devenue comme ça après son opération du cerveau.
Quand elle était plus jeune, dans les années 60, ils lui avaient diagnostiqué une tumeur, une vraie, et ils avaient dû ouvrir sur le devant, en plein milieu du front, pour en extraire la bête immonde.
Elle gardait de cette intervention une petite dépression cutanée pile au-dessus des deux yeux, et des sautes comportementales assez rafraîchissantes.

Tatie Odette avançait dans la vie avec son binôme, Tatie Suzon, sa sœur, et comme les deux oiseaux dans la même cage, elles passaient leur temps à se chamailler et à se réconcilier.
Tatie Odette était la plus expansive des deux, la plus joyeuse, la plus extravagante, la plus fofolle, et celle que j’allais voir le plus souvent, dès que j’avais une minute de libre.
Elle habitait une cité HLM glauquissime de Lourdes, la seule de la ville, une tour immense donnant sur une montagne grise, d’une tristesse et d’une laideur incroyables, et louait un immense appartement au cinquième étage, juste en dessous de celui de sa sœur.
Elles passaient ainsi leurs journées à s’échanger des recettes, à s’appeler au téléphone, à visiter le frigo de l’une, puis celui de l’autre, à s’attendre pour aller faire les courses à Champion, à regarder les feux de l’amour, à prier un peu, à aller voir le médecin ou le cardiologue et à beaucoup, beaucoup, se chamailler.

C’était Douste-Blazy le maire de Lourdes, en ce temps-là, je m’en souviens.

Une fois, Tatie Odette a voulu aller voir le Pape à la grotte et elle avait failli mourir écrasée, tellement il y avait du monde, pour le voir, Jean-Paul.

Une autre fois, Tatie Odette était venue passer la semaine, en train, et elle était montée dans le mauvais, c’était un direct Lourdes-Vintimille, un train de pèlerins, dont elle n’avait pu s’échapper qu’une fois la frontière passée.
Elle ne s’était pas laissé abattre pour autant, et en sortant de la gare, côté italien, elle avait demandé à un routier de la conduire dans le Sud-ouest, à mille kilomètres de là. Le monsieur, un gentleman, avait accepté et l’avait déposée un jour après l’heure d’arrivée initiale, à la porte d’entrée, fraîche comme un gardon.
Elle avait déposé sa valise dans le cellier, nous avait regardés, et avait haussé les épaules en disant :
- Quoi ?

Elle jurait avoir senti une intense chaleur en s’étant immergé dans l’eau de la Grotte, conformément à son vœu. En effet, elle avait promis au chirurgien que si elle s’en sortait après son intervention à la tête, elle irait se plonger dans l’eau pure de Lourdes, et offrirait un mois de salaire à la congrégation la plus demandeuse, en guise de remerciement.
Ce qu’elle fit.

Elle n’aimait pas qu’on se moque de la religion.
Moi non plus.

Elle m’appelait « Coco bel-œil » ou « mon coco », et me mettait du rouge sur les joues quand elle m’embrassait avec ardeur, qu’elle essuyait ensuite avec un bout de son tablier. Ça m’énervait.

Je l’ai toujours connue à la retraite, toujours, ce qui donne une indication sur son âge, dès que j’ai pu commencer à engranger des souvenirs sur elle.

Elle avait rencontré sur le tard, on ne sait trop comment, un paysan aviné et un rien retardé, Eusèbe, qui lui avait conté fleurette, et proposé de venir vivre en semaine dans sa ferme, avant de repartir passer les week-ends chez elle.
Je la croyais amoureuse, je la croyais heureuse, je n’ai su la vérité que des années plus tard, mais j’ai pu un jour régler mes comptes à l’hôpital, tardivement. J’étais en train de préparer mes injections de midi lorsqu’une surveillante vint me chercher au poste de soins.
- Ron ? Vous voulez bien venir ? Votre oncle est hospitalisé aujourd’hui, il vient de passer par les urgences, et a donné votre nom comme personne ressource, ils vous attendent pour finir quelques papiers.
- Mon oncle ? Quel oncle ? Je n’ai pas d’oncle dans la région.
- Il dit que vous êtes son neveu.
- Quel est son nom ?
- Eusèbe.

Mon sang se glace. Comment ose-t-il ? Nous ne nous sommes pas revus depuis trois années, il n’était même pas là à l’enterrement, et il ose se faire appeler mon oncle.
J’avais bondi vers le couloir, je me rappelle avoir couru et filé dans les sous-sols, pour arriver en nage devant son box.
J’avais poussé le rideau, et sans même le saluer, j’avais interpellé l’infirmière, mon index menaçant, je ne voulais pas le regarder, je ne voulais pas le regarder.
- JE NE SUIS PAS SON NEVEU, je ne connais pas cet homme, je ne veux pas avoir affaire à lui, je vous interdis de me faire appeler en service pour ce fumier, et je ne veux plus être jamais dérangé pour quoi que ce soit.

La pauvre fille avait bafouillé :
- Désolée, je pensais... désolée je pensais bien faire.
- Et bien, raté !

Tandis que je m’éloignais, j’entendais sa voix qui m’appelait, suppliante :
- Ron… Ron… Ne me laisse pas.
- Tu peux crever ! (je l’avais crié)

La surveillante était sortie furieuse de son bureau, « encore vous, encore des histoires, partout où vous passez, vous vous arrangez pour qu’on vous remarque, vous êtes un très mauvais soignant »

Je la croyais amoureuse, je la croyais heureuse, je le trouvais stupide mais gentil, je le pensais bon pépère et sain et c’était un vicieux, un cochon, un malade, un salaud.
Elle avait signé un viager, à l’homme qu’elle aimait, et payait pour lui nourriture, blanchiment, loyer, donnait de son corps et de son énergie, pour entretenir un vieux paysan rusé et démoniaque, qui la laissa tomber au premier signe du grand Crabe. Son deuxième cancer, le bon, cette fois-ci.

Dans la grande tradition des récits médicaux proposés par des néophytes, j’adore le familial, très bref, mais imagé :
- « Ils ont ouvert Tatie Odette pour l’opérer de son cancer mais ils ont refermé tout de suite parce qu’il y en avait partout, et qu’on ne pouvait rien faire. »

Ça a le mérite d’être clair.

J’ai tenté de rationaliser, j’étais un homme, je devais prendre sur moi, j’étais presque un infirmier et j'en voyais d'autres, j’étais jeune et elle avait atteint un âge où l’on peut y passer (ce chiffre mythique que je repousse d’un an à chaque anniversaire), elle « avait bien vécu ».

Rien à faire, j’ai lamentablement craqué un jour au téléphone, on se parlait de tout, de rien, et je savais que c’était une des dernières fois, à sa fatigue, à ses réponses mornes.
Les larmes sont montées, impossible de les arrêter, de faire semblant et de contrôler ma voix.
J’ai craqué.
- Mais qu’est ce qui y a, coco, tu pleures ?
- Oui, je pleure.
- Oh mais faut pas, faut pas, mon coco.
- Je sais, c’est stupide.
- Mais tu m’aimais donc tant que ça ?




Oui, Tatie Odette, je t’aimais tant que ça.
Je t’embrasse.
(Et je n’essuierai plus jamais ton rouge à lèvres, de façon agacée, si un jour tu dois m’en remettre, je paierais même ce qu’il faut pour avoir cette chance à nouveau, je veux que tu m’embrasses dix mille fois.)





Musique : Madonna au VIP Room...et moi avec.
Posté par William le 23/9/2008 19:30:00
Musique


HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Thibault m’avait dit « Sois à 20h sur les Champs Elysées, au 76, je serai là. Mon salaud, on va voir Madonna chez Jean Roch».
Ouais, ben à 20h, y’en avait de la foule sentimentale au 76, des CRS partout pour le contenir, le monde (Ah bravo la France ! Certains font des patrouilles à Anarchik Park, d’autres ceinturent les fans hystériques de Madge, y’à des privilégiés, non ? Ou c’est peut-être un régiment gay, genre) et les gros bras musclés du VIP room à l’air bovin.
Thibault est en retard, je me les gèle grave et j’entends près de moi une voix suraiguë, minaudante, qui me supplie en joignant les mains :
- T’as une invite’ ? Je t’en supplie, t’as une invite’ ? Oh sois sympa, je ferais n’importe quoi pour rentrer la voir, j’ai fait mille kilomètres, je suis coiffeur à Nice, je t’en supplie.

Je déglutis, incrédule. Je m’apprête à me moquer doucement et je me revois, d’un coup, à sa place, comme un con de fan, attendant Mccartney sur un trottoir enneigé de Londres, de six heures du matin à minuit, dans mon duffle coat. J’avais eu si froid aux pieds. Je ne sais que répondre alors je fais non de la tête, sans ouvrir la bouche. Le type tente sa chance plus loin.

Thibault arrive et me donne les invitations rondes (énormes) et le précieux bracelet rose "Madonna Paris 10.11.05".
Je ne le sais pas encore mais dans la masse de curieux venus accueillir la Vierge Noire apportant la bonne parole, trois catégories de Vip sont départagées, les sous-merdes, les merdichounes, et les golden-merdes.
J’ai un bracelet Golden-Merde.
Le même que Paul Loup Sulitzer. Et que Charlotte de Turckheim. (Ne riez pas, j’ai pris des photos argentiques, oui oui oui, Charlotte et moi on était potes, oui oui oui, le champagne Ruinart à volonté ça rapproche).

On dépasse la queue pour le vestiaire, le poignet en l'air, toujours, la fameuse couleur qui te fait ouvrir les portes, moi je ne sais pas ou regarder pour ne pas avoir l’air trop du mec qui sort du train de Clermont-Ferrand pour la première fois mais bon, ça va, y’à plein d’auditeurs d’NRJ qu’ont gagné leur place à un concours, on les repère au bracelet jaune (celui qui te paye à peine UN coca) et à leur odeur populaire de gens qui font la queue sans pouvoir s’asseoir. Ah oui, je vous l’ai pas dit mais, même pour s’asseoir, et SURTOUT pour s’asseoir, obligé d'avoir le bracelet de la bonne couleur. Dingue.

Je n’ai pas été vérifier si on te tient le sexe pendant ta miction évacuatrice (tout ce champagne Ruinart!) , avec le bracelet idoine, aux toilettes, mais je présume que oui. Ils te secouent même le membre VIP, pour la dernière goutte.
Classe !
Les prolos n’ont qu’à se retenir probablement. Enfin, je dis les prolos, je ris, imagine, pour rentrer là-dedans, faut vraiment montrer patte blanche et carte jaune, je me comprends.

Je m’attendais à des putes, de la drogue, des attachés de presse, des gays, des peoples, des serveurs hautains et sublimes, de la musique à fond et Madonna qui descendait les marches.
Je n’ai pas été déçu.

Le truc con c’est que je n’avais que mon jetable, alors pour les photos, va falloir attendre.
Le truc bien c’est que j’avais un flash, moi, alors que tous les VIP, sur leur portable, ils vont voir un Kandinsky flou plutôt que Louise en arrière plan. Uhuhuhuhuhu. Thibault me jetait un regard courroucé de temps en temps, je l’avais laissé dans les griffes d’un attaché de presse pédé qui n’avait d’yeux que pour lui et qui essayait de lui placer ses textes (encore un nouveau Gainsbourg, sûrement, le huitième ce mois-ci) en lui reluquant les fesses. Thibault m’envoyait des coups de pieds de moins en moins discrets pour que je le sorte de là mais j’étais trop occupé à socialiser, le champagne ayant clairement atteint son but : me rendre TOTALEMENT « Donna Summer sur la plage au mois d’août, bronzée sublime drôle », je ne faisais que ça, tutoyer tout le monde, sortir trois conneries, et répondre sur un ton définitif, quand on me demandait :
- Mais vous êtes qui, vous ? Vous travaillez chez Sony Music ?
- Mais ma chérie-darling (on note que bourré, je parle comme GréGré, j’ai tout noté en l’observant) pas du tout, tu n’y es pas, je suis Ron, l’infirmier des Stars.
- L’infirmier des Stars ? (éclat de rire)
- Oui, je ne pique que les fesses des gens connus.
- Noooooooooooon ?
- Si. Et toi, tu fais quoi ?
- Je suis journaliste à Starclub.
- Din-gue ! Et toi ?
- Moi j'écris pour le gratuit de Carrefour !
- J’adoooooooooore ma chérie Darling, le gratuit de Carrefour, j’adooooooooore, c’est tellement bien ! Et toi, tu fais quoi, ne me dis pas, tu es stagiaire au magazine 20 ans ? (Uhuhuhuhuhu. Rire mondain)
- Je suis Marie Sophie Lelouch, je suis actrice.
Glups.


Le serveur nous remplit les coupes avant même que j’ai eu le temps de les finir, peu me chaud, je dispatche mes conseils beauté (Ialuset la crème miracle qui fait disparaître les rides, Préparation H, la pommade anti-hémorroïdes qui enlève les cernes, etc etc.) et je flashe accessoirement à tout va, ne distinguant plus un people d’un vigile d’un auditeur d’NRJ (quelle horreur, toute cette plèbe !)

« champagne Ruinart, ivre mais pas dans le coltard »

Ah, j’oubliais presque.
Madonna.
Ouais ouais ouais.
La vraie.
Elle est arrivée par les marches, avec son petit bonnet lamé. Tout de suite la salle a pris dix degrés et les premiers cris se sont fait entendre. J’ai perdu tout sens critique et, dans un grand moment de panique interne, j’ai piqué le gloss d’une nana pour m’en mettre un peu avant d’écraser trois attachées de presse de moins d’1m50 qui mangeait des caouettes en pensant garder leur place en or près de l'estrade. Pauvre dinde inexpérimentée. J’ai fait les soldes chez Burberry’s, moi, conasse.
Je peux te niquer quinze places en frémissant du bassin, ni vu ni connu, je t’embrouille.

Elle était…belle. Vraiment.
Elle ressemblait à Madonna, comme à la télé, alors qu’elle était là, juste là. Elle était à côté. C’était irréel. J’aurai pu m’approcher encore plus près mais je n’ai pas voulu, j’ai senti que parfois, dans très peu de cas, il vaut mieux rester du bon coté du miroir, du coté paillettes, pour ne pas perdre la magie de quelqu’un.
Madonna, je déconne avec, je vous raconte ma soirée VIP en faisant le malin, mais Madonna c’est pas n’importe qui dans ma vie de garçon. C’est la première K7 audio que j’ai acheté de ma vie (True Blue) et le premier clip que j’ai enregistré, en attendant son passage toute la nuit près du magnétoscope (Like a Prayer). Mon père m’avait offert le 33 tour de l’album, qui était parfumé, d’une odeur qu’elle avait choisie, et il sent encore, vingt ans après, le 33 tours.

Madonna c’est le « and you can dance ! » qui démarre “Into the Groove” et que j’ai entendu mille et mille fois en frissonnant de bonheur à chaque écoute.

Madonna c’est mon cœur qui s’arrête la première fois que j’entends Vogue dans une boîte.

Madonna c’est mon premier livre d’adulte avec des photos hots que j’achète seul (Sex).

C’est le choc de la voir revenir, un hiver gris, en lady de noir vêtue, impériale, dans le désert Californien, se transformant en corbeaux. L’album phénoménal du retour, le son inouï de Ray Of Light.

Madonna, c’est des larmes versées sur « Paradise- but not for me » en attendant un coup de fil qui n’est jamais venu.

Madonna, c’est plus qu’une chanteuse, c’est la bande son de ma vie.

Plus la soirée a avancé et moins j’ai regardé la scène. Je la savais là, à côté, ça me rassurait.

Quand on aime, on n’a pas besoin de preuves d’amour, la présence seule suffit.
Elle était venue au rendez-vous, j’y étais aussi.
Vingt ans hier soir, à quelques jours près, que nous nous connaissions.

Louise, quand je t’ai vue pouffer de rire en te trompant dans les paroles de ta propre chanson, quand je t’ai vu fredonner le refrain, en regardant ton propre clip, anxieuse des réactions des gens que tu guettais du coin de l’œil, quand je t’ai vu remercier de la tête avec douceur les fans qui chantaient fort fort fort les paroles, j’ai su que je t’aimais encore un peu plus.
Comme si c’était possible.
Oui, visiblement, j’avais encore des réserves d’amour pour toi.


Le temps devrait pouvoir s’arrêter pour les artistes. On devrait décider ça, en haut lieu, en comité angelesque, sur une table de nuages, entre Saint Pierre et Saint Frusquin. Un arrêté Divin d’un nouveau genre qui proclamerait que, désormais, les artistes aimés par le public sont immortels.
On ne verrait plus Harrison Ford vieillir, Sean Connery continuerait à faire des films pendant encore trente ans et U2 à faire des spectacles électriques pour des foules en déambulateur, des fans de la première heure. C’est déjà assez inacceptable de prendre de l’âge, ça m’est encore plus insupportable pour les gens que j’aime.
Pas pour les rides, non, je m’en branle encore un peu.
Pour tous les mouvements qu’on fait moins souplement.
Pour ses nuits qu’on récupère moins vite.
Pour cette mémoire qui marche moins prestement, moins brillamment parfois.
Pour la beauté inflammatoire de certaines jeunesses, beauté indécente, beauté hyper sexuelle et provocante et qui disparaît un matin festif de trop. La cerne est définitive, chou.
Bienvenue dans tes trente ans.


Chateaubriand disait « comment peut-on faire des années aussi courtes avec des journées aussi longues ? » et, étrangement, je repensais à ma jeunesse en rentrant, seul, en métro.









Divas : Madonna live in Cardiff
Posté par William le 1/9/2008 22:20:00
Divas



Pour les mordus qui veulent écouter Madonna live à Cardiff, en mp3, tournée Sticky & Sweet 2008 (Ayé, Google a tous les mots clefs), le fichier son est disponible ici, merci les fans...Full concert mp3 available == HAAAAAAAN. Ca râle déjà : la vieille est arrivée en retard, la vieille a pas parlé au public (quelle surprise, tu parles ! Elle le fait jamais...), la vieille avait du mal à chanter et danser en même temps (bis repetita pour mon commentaire)

Non, je n'ai pas écouté, vu le prix des places, je tiens à la surprise :) Et puis surtout, je m'en fiche, il y aura du live d'officiel à acheter à Noel.





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Re: 5 regrets avant de mourir 2/2/2012 19:43
Re: Ecriture 1/2/2012 23:23
Re: Les peurs 1/2/2012 18:41
Re: Les peurs 1/2/2012 18:30
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Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 27/1/2012 6:57
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 21:29
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 18:58
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 11:10
Re: Mercredi 226 : Dany Boon à l'Olympia 26/1/2012 11:06
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 23/1/2012 15:17
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 22/1/2012 10:57
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 15/1/2012 16:45
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 10/1/2012 1:02
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 6/1/2012 16:23
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 5/1/2012 19:28
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 5/1/2012 16:14
Re: Mercredi 248 5/1/2012 11:14
Re: Jeudi 247 : la vie privée de Frédéric Lopez 5/1/2012 11:12
Re: 240 4/1/2012 10:19
Re: 239 3/1/2012 23:03