Vie quotidienne : Les 50 conseils pour réussir une carrière
Posté par William le 23/12/2011 9:30:00

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J'en sais quelque chose : parfois une vie change du tout au tout, une carrière qu'on croyait écrite prend subitement un nouveau tournant. Il suffit pour cela de rencontrer les bonnes personnes, d'y croire et...de regarder un peu les signes que l'Univers ou la vie ou le Bon Dieu ou le hasard (pick one) vous a mis sous le nez.
J'ai lu ces 50 conseils donnés à un jeune étudiant et j'ai décidé de les traduire librement tant je les trouve excellents. Nous sommes tous des étudiants de la Vie, après tout. J'ai zappé ceux qui ne concernaient que le travail. Il en reste les 3/4. Et j'adhère à tous ou presque. J'ai ajouté mon grain de sel entre parenthèses. Je ne serais pas là où je suis aujourd'hui sans ce genre de conseils.

Voici donc 50 conseils pour réussir sa vie. Réussir sa carrière. Et aller un peu mieux au quotidien.

1) Tu n'es pas le Premier. Il reste si peu de "première fois" dans si peu de domaines. (Raison de plus pour sauter dessus quand on voit passer une première fois ! Cela m'est arrivé régulièrement ces deux dernières années et je ne l'ai jamais regretté)

2) Il y aura toujours quelqu'un de meilleur que toi. Aucune raison de se faire du mouron à ce propos, aucune raison de s'angoisser.

3) Le succès est infini : la réussite de l'un n'empêche pas la réussite de l'autre. Le succès est comme une mère qui regarde ses enfants, l'amour ne se divise pas, il s'ajoute (comment je traduis à l'arrache)

4) Tu ne peux réussir sans un but (entièrement d'accord. Tu écris un roman ? Il te faut une fin. Tu vends ton projet à un banquier ? Il te faut savoir précisément où tu te rends avec)

5) Démarrer quoi que ce soit demande de l'énergie.





Vie quotidienne : Savoir dire non
Posté par William le 18/12/2011 13:30:00

L'autre soir, je demandais à Dominique Rocher quel était le meilleur conseil qu'on lui avait donné. Je ne sais pas s'il était sérieux ou s'il plaisantait mais il a répondu "Savoir dire non" et qu'il tenait ce conseil de...moi.
Je lui ai dit "non", faut bien avouer, à un moment, et c'était important pour moi, pour lui, pour nous deux. Le "Oui mais en vrai non", c'est plus possible, quand on veut être heureux.

Dominique me le dit en direct ci-dessous (et ne peut répondre correctement à la deuxième question car il est un peu stressé) (je vous explique pourquoi après)


Dominique est un peu stressé car son court-métrage, gagnant du Audi Talent Show Award 2011, va être projeté en public pour la première fois quelques minutes après mes questions. Et c'est une vraie réussite. Voici "La vitesse du passé", que vous pouvez visionner en intégralité ci-dessous.




Après la projection, je me suis égaré, prenant le métro dans le mauvais sens. Alors que je sortais deux stations trop loin, agacé, une jeune fille m'a demandé si j'étais perdu. Je lui ai répondu que non. Elle a alors glissé, en pénétrant dans le wagon, alors que les portes se refermaient :
- Tu as l'air à côtés de tes pompes, pourtant.

Et, ce soir-là, elle avait raison. Je n'ai pas assez dit non en 2011.





Vie quotidienne : Fluide
Posté par William le 16/12/2011 11:40:00
Vie quotidienne

Tout est connecté, il faut juste vouloir. Vouloir. En fait tu as tout le temps le choix. Tout le temps. Tu peux décider de ne pas bouger un pouce, restant sous la couette, deux pepito dans la bouche et attendre.

Tu peux aussi prêter l'oreille, devant une femme et ENTENDRE un prénom qui revient dans une conversation, loin ailleurs, une semaine plus tard et dont tu te demandes pourquoi doux jésus tu entends reparler encore.

Tout s'illumine à cette avant-première à laquelle tu ne voulais PAS aller (il pleut, il fait froid, je ne connais personne) quand soudain le porteur du prénom te dit juste ce dont tu avais besoin pour rebondir. Et, derrière, à deux pas, dans la foule, celle qui avait glissé ce prénom-là une semaine plus tôt te retrouve par hasard
- par hasard, laisse moi rire -

Et te parle de toi, de ce qu'elle veut pour toi.

Easy. Dans le flow. Dans la douceur. Dans le mouvement des choses. Ne lutte pas. Laisse toi gagner par le courant.





Vie quotidienne : Le bilan de l'année 2010 : Septembre
Posté par William le 3/12/2011 19:00:00

Septembre 2010 :

Le 2, je récupère enfin ma carte d'identité, perdue depuis huit ans et jamais refaite. Je file chez Robert Laffont pour une séance de travail sur "Le chemin qui menait vers vous" et le soir c'est Zazie qui enregistre son Live@Home.



Le 3, au petit matin, je me dégage du contrat qui me liait à une mauvaise affaire. Beaucoup trop d'argent bâti sur un mensonge = pas possible d'assumer et de dormir sur mes deux oreilles. Pas mes valeurs, pas mon projet. Je referme cette porte sans aucun regret et en tire plein de leçons dont la principale est : ne pas accepter quelque chose contraire à mes valeurs, ne pas m'engager dans un projet que je ne maitrise pas à 100%.

Le 7, je déjeune avec Coralie, à l'hôtel Amour puis je file rejoindre Marie Mustel, chez Universal, qui me parle de OFF TV. Je l'écoute et donne mon avis. Je ne sais pas trop bien pourquoi elle me le demande mais le karma installe déjà sa petite graine. On doit se revoir le lendemain.
Le soir, je suis au Baron, pour un showcase de Mike Posner. On nous l'introduit comme "The next big thing". Oui. Aux USA, pas en France. C'est dommage, il est bien sympa.
Je filme ça : Mike Posner, Cooler than me, Paris.


Le 8 septembre ma vie bascule.
Je passe chez Bobine (le management de Zazie) récupérer un DVD puis file chez une thérapeute pour une séance d'hypnose. Je pars déjeuner avec Benoît, un RP que j'aime beaucoup, quand soudain mon téléphone sonne. On ne veut plus de moi sur un gros truc que j'ai monté, désiré, bichonné et qui allait me faire manger tout l'hiver. Je deviens livide. On me ment à l'autre bout du fil : je suis évincé, au profit de la personne qui me l'annonce en direct. Je ne dis rien. Je ne me bats pas. C'est comme ça.
Je suis livide. Je n'ai plus de forces dans les jambes. Benoît, avec qui je suis, constate les dégâts. Je ne sais plus quoi lui dire quand mon téléphone sonne de nouveau : c'est Marie Mustel qui me rappelle qu'on se voit plus tard. Toujours son truc de OFF TV. Je lui confirme même si je ne tiens pas debout, vraiment, et que je me demande pourquoi je dois y aller.

On se parle. Je l'écoute à moitié. Le soir, toujours sous le choc de ce coup de téléphone, je ne vais pas à un showcase de Puggy (ce que je regrette encore un an et quelque plus tard !).

Le 09 septembre, je ne me rends pas à une conférence de presse. C'est mon ancienne vie qui veut encore de moi. Je ne suis plus l'homme de cette situation. J'ai tourné la page. Je ne suis plus infirmier. Point.
Le soir, j'interviewe Elodie Frégé.

Elodie Frégé - Les Heures Inertes (acoustique)


Marie Mustel est présente. Thomas Leroy (de OFF TV) arrive peu après. Je ne vois toujours pas les clins d’œil du destin.

Le 10 au matin, je suis avec Zazie chez Europe 1, j'en parle ici http://www.zazie7.com/2010/09/15/mercredi/portrait-de-zazie et je tourne quelques vidéos dont une est diffusée sur le blog. D'autres restent au chaud et sortiront un jour, je pense. Je me suis toujours demandé comment on peut trouver dans les archives des trucs inédits. Et bien je comprends, désormais. On sélectionne ce qui semble le plus important, sur le moment, on le diffuse. Et puis des années plus tard, en fouillant, on trouve des trucs qu'on avait laissés de côté et qui sont tout autant sympathiques. Les années leur ont ajouté un peu de valeur émotionnelle. Sur Zazie, j'ai du stock, plein de petites choses sans grande valeur, mais avec de l'amour dedans.

Le 13, je passe chez Cyril Paglino (son associé est sexy comme tout) (compétent, aussi, hein) et puis je rencontre mon premier client à moi. Qui me paye pour l'aider sur le web.

Le 14, je pars chez Ikea au petit matin (AH LE BONHEUR D’ÊTRE EN FREE LANCE !), je déjeune avec Olivier et puis le soir, je file chez TF1, pour la grille de rentrée. Je suis assis à la droite d'Evelyne Dehlia, ce qui me plaît énormément.



Le 15 septembre, pour éviter le naufrage annoncé de mon livre chez Plon, une réunion de conciliation est programmée au matin. Mon éditeur Denis fait du mieux qu'il peut mais Muriel, la boss, ne m'aime pas et bloque le projet. Le livre est mort-né. Je ne l'assume pas, ce projet. Il sortira dans la douleur et l'indifférence (ou presque).
Le soir, je vais voir Indochine à Bercy.

Le 16, j'ai à nouveau rendez-vous avec Marie Mustel chez Universal, qui me parle de... OFF TV... Ben dis donc, le destin, hein. Mais je ne vois toujours pas en quoi cela me concerne tout ça.

Le 17, je déjeune avec Anthony Belliot, pour parler du projet Zazie, qu'il gère désormais.

Le 20, j'interviewe Patrick Fiori, un type adorable, chez Sony (je le retrouverai un an plus tard, dans d'autres circonstances, en studio avec Zucchero. Il se souvient de moi.)


Le 21, je dois interviewer Matt Dusk pour mon blog... chez Universal, mais c'est annulé. Je ne sais pas que je le ferai un mois plus tard, pour OFF. Et que les rushes seront détruits après un crash de disque dur. Maudite, cette interview. Un artiste adorable.

Le 22, j'anime une rencontre fans/Zazie à la Fnac Montparnasse. J'adore. Je réalise alors qui elle est, pour la première fois. Super connue, super aimée. Cela me frappe. C'est la première fois que nous nous rencontrons "en public". Elle est différente. Elle est une star, en fait. Je ne le savais pas. Je ne l'avais pas encore perçu. Cela m'amuse et me déstabilise un peu. Je me dis que je fais bien de la vouvoyer. Instinct de protection. Je vais la vouvoyer jusqu'au bout de l'aventure.

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Vie quotidienne : Le bilan de l'année 2010 : Août
Posté par William le 3/12/2011 18:20:00
Vie quotidienne

Aout 2010

Pour la première fois de ma vie, je quitte la France plus d'un mois, direction les USA. Avec Marie pendant quinze jours, entre le Nouveau Mexique, l'Arizona et le Colorado. Avec la Marmotte pendant dix sept jours, entre Seattle, la Colombie Britannique (Vancouver) et le Yellowstone.
Est-ce le fait de conduire pendant si longtemps ou toutes ces beautés accumulées en quelques semaines mais toujours est-il que, ressentant une certaine lassitude (ou fatigue) sur la fin, il me tarde de rentrer début septembre à Paris. Je suis presque mélancolique. Paris me manque. Je suis en free-lance, désormais, il me faut bosser. J'ai prévu des trucs. Je ne sais pas encore qu'une bonne douche froide et un bon coup de karma vont me tomber dessus le même jour à Paris.
Seattle
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Vie quotidienne : le bilan de l'année 2010 : juin/juillet
Posté par William le 2/12/2011 22:10:00

Juin 2010


Les 5 et 6 juin je suis en Suisse, près de Lausanne. Mes parents ont loué une maison immense, il y a des chambres partout, je m'y perds. Sur la table de la cuisine, un fromage qu'on mange en le découpant avec un appareil qui tourne (je ne connais pas le nom). Je lis un livre fascinant qui explique que l'année 1979 est celle qui a bouleversé le monde géopolitique à jamais.

Le 15 je vois Thomas Durand (de Gala) (Je l'aime beaucoup)

Le 17, c'est mon anniversaire et je suis sur le tournage du clip de Zazie avec Eric Maillard, dont je tire un making-of inédit sous cette forme (version longue):


Le 19, j'emmène des gens biens découvrir les chiens d'aveugles.
http://www.prland.net/lecole-de-chiens-guides-pour-aveugles-de-paris/

Le 26 je déménage ET le soir je vais voir Indochine au Stade de France avant de...

Partir à Londres le 27 pour voir Paul McCartney en concert à Hyde Park... et de revenir fracassé le 28. Merci Eric pour ce cadeau extraordinaire.

Fin juin, je sens que c'est la fin d'un cycle. Et, de fait, alors que je devais partir de mon poste bien plus tard, convaincu que le freelance était fait pour moi, je me jette à l'eau et démissionne dans la foulée, un matin.

Je me retrouve le 02 juillet libre comme l'air.





Vie quotidienne : le bilan de l'année 2010 : avril
Posté par William le 2/12/2011 16:30:00

Avril 2010

1er avril : soirée Virginie Spies (elle est plus que cool, elle)

3 avril : thé avec Natacha, Sacha et Tatiana, moment délicieux. Juste avant, dans le bus, je réalise que "Gainsbourg Zéro Dix", un morceau chanté par Quentin Mosimann sur son album a été écrit par un ami, Bertrand Soulier. Je l'appelle pour lui dire. J'adore ce titre. C'est un petit chef d’œuvre. Bertrand m'écoute. Il le reprend sur son album à lui, à paraître en mars. Je ne sais pas si j'y suis pour quelque chose. Si c'est le cas, Mazeltov.


7 avril : Gala des 25 ans de l'EPITA

14 avril : petit déj' dans un hôtel que j'aime beaucoup, les Mathurins, qui nous servira comme lieu de tournage six mois plus tard pour une rencontre au sommet Jenifer/Vinvin
Il y a noté MGMT à 13h mais je n'ai pas souvenir d'avoir rencontré le groupe. Bizarre.

19 avril : nous signons le nouveau bail de l'appart. On voulait le même en plus grand, dans le même quartier. Le Cosmos a parlé. Nous déménageons à deux pas.

21 avril : après-midi de tournage à l'institut Pasteur. Dieu bénisse l’Amérique : mes années d'infirmier me servent encore quand il s'agit d'interviewer des chercheurs qui parlent d'ADN, de peste ou de je ne sais quoi. Moi je sais, par contre, pourquoi j'ai fait infirmier. Pas une journée sans ce que cela ne me serve, encore aujourd'hui.

22 avril : je déjeune avec Benjamin le Gren. J'adore ce mec.

23 avril : Séance de travail avec Zazie
Nous tournons cette vidéo :

Le casting du bloggeur 19/05
envoyé par zazie. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Le même jour je vais chez l'acupuncteur et le soir je dîne avec Bertrand Soulier dans le Marais.

27 avril : je fais des photos près du Panthéon pour Plon (sans savoir que je travaillerai au même endroit six mois plus tard !). Je raconte la séquence un peu plus tard :
(Toute ressemblance, etc.)

«Ravi, ravi de vous rencontrer, oh, vous allez voir, crème de la crème, on a pris un photographe qui sait s’y prendre, vous allez voir, vous ne serez pas déçu et puis il en a fait des gens connus avant vous, des gens vraiment connus je veux dire, des gens dont vous avez dû déjà voir la photo avant dans les magazines, j’en suis sûr, ah, ça, on vous gâte. Par contre, je vous le dis, on est au courant, on le sait, bon, on ne va pas se leurrer, entre nous, hein, vous n’avez plus vingt ans, voilà, c’est dit, c’est fait, il fallait qu’on en parle mais c’est vrai, bon, entre nous, vous n’avez plus vingt ans et il faut être clair, à votre âge, il faut vous flatter, on sait ce que c’est, enfin moi pas encore, j’ai 28 ans, ha ha ha, bientôt la mort, faudra me tuer comme un vieux chien à trente ans, je dis toujours mais vous, vous avez surmonté depuis longtemps la trentaine, comme vous pouviez, alors on va le faire, hein, ce shooting et puis on va vous flatter, si si.»

Il s’adresse au photographe d’un ton sec :

- Emilio, tu recules, merci, tu le flattes. Emilio recule d’un mètre.

- Emilio recule encore un peu merci. Emilio recule de deux mètres.

- Mhouuuiii alors voilà, déjà là, je suis sûr qu’on peut commencer avec quelque chose de plus que correct vu la matière de départ. EMILIO ! MAIS TU NOUS FAIS QUOI LA ? SI ! SI TU T’ES RAPPROCHÉ ! SI ! ME PRENDS PAS POUR UN CON TU AS AVANCÉ D’UN PAS ! Allez, pour la peine, recule de deux mètres et tac, c’est déjà ça de pris. Dans ta face, la retraite ! Ah ah ah, je plai-sante.

Emilio est à présent à six mètres de moi et shoote mon visage comme un fou. L’autre reprend :

«William, William, surtout pas d’inquiétude, aucune, rien, pas une ridule d’angoisse sur votre front de quadra, nous c’est PHOTOSHOP à mort, nous c’est clair, on utilise PHOTOSHOP. Je vous le redis, c’est pas la peine de m’envoyer trois mails avant, pendant, après : vous serez fla-tté sur la photo, on est clairs, il y en a SÉRIEUSEMENT besoin, vous n’êtes plus un jeune premier, hein, on se comprend, Emilio est bon mais pas à ce point-là et avec Photoshop on fait des mira...(il me regarde)...On fait du bon boulot. Je vais pas vous mentir, on fait du bon boulot. Et sinon, faut arrêter de fumer, ça vous fait un teint, des cernes, ça vous colle une tronche de Twilight, hein et vous... Ah, vous fumez pas ? Ah, vous fumez pas ! Mais j’aurais juré. J’aurais juré. Vous avez pas dormi, alors, c’est ça ? Ah bon ? Vous avez dormi. Vous avez dormi. C’est vous au naturel, quoi. Et vous payez cher en analyse, alors ? AH AH AH je plaisante. Et bien on vous flattera, point, je vois que ça et.... (attendez) EMILIO ! Tu peux reculer, encore, merci.»

Il souffle.

- Faut tout faire, faut tout faire, faut tout faire soi-même, on devrait en écrire une chanson, moi je dis toujours. Tiens, asseyez-vous sur le rebord de la fontaine Saint-Sulpice, ça fait jeune auteur chic, enfin, je me comprends, ça fait auteur chic, quoi, on va pas se leurrer, on fait avec ce qu’on a. On fait avec ce qu’on a. C’est eux qu’on va leurrer avec photoshop, hein. Tiens, mettez-vous devant la fontaine, je rejoins Emilio là-bas.

- EMILIO RECULE J’ARRIVE !

Je m’assois sur le rebord. Une trentaine de touristes contemplent médusés le spectacle pendant que Jean-Sébastien hurle à l’autre bout de la place :

- SOURIEZ WILLIAM ! Mieux que ça ! Non, non, non, on ne cligne pas des yeux merci monsieur et oui, je sais, vous avez le soleil devant mais si vous l’aviez derrière, ça ferait contre-jour et c’est pas une photo à contre-jour qu’on met en couverture alors vous souriez, allez, NON ON CLIGNE PAS DES YEUX...Emilio...Tu crois pas que.... Hein... Si... Hein... WILLIAM METTEZ VOUS SUR LE CÔTE DE LA FONTAINE ! Voilà... ON NE CLIGNE PAS ON NE CLIGNE PAS ON SOURIT VOILA ! MADAME ! Madame, vous passez dans le champ, c’est pourtant pas compliqué, non ? Si ? Ah elle parle espagnol, cette conne... Senorita, hay un hombre aqui muy famoso y el photographo... el photographo try the best hacer el photoshoot, comprendé ? Podemos usted walker away, muchas gracias ! Emilio... Emilio... Hein... Oui, hein ? T’es d’accord avec moi, hein. WILLIAM ! William ! Mettez-vous derrière la fontaine, voilà, encore un peu, voilà, reculez, encore, voilààààà parfait, shoote, shooooooote, parfait, William, mettez la tête de côté, penchez à peine un peu qu’on voit quand même le menton mais pas le reste, au moins c’est ça de vous de pris, voilà, génial, super et puis au pire on met que la fontaine ou une montagne, c’est bien, aussi, un paysage en couverture avec certains auteurs, hein, ça fait quand même vendre.... LADIES WE ARE WORKING JUST RIGHT NOW FUCKING HELL !

Un monsieur, très distingué, tempes argentées, petit appareil photo à la main, se penche vers moi, de l’autre côté de la fontaine où je ne vois plus le photographe qui shoote toujours à quarante mètres et il me dit :

- Il y a quelqu’un de connu ? Il paraît qu’ils photographient un petit gros chauve assez réputé mais ma femme arrive pas à mettre le nom dessus. Vous l’avez vu, vous ?


29 avril : je mange une pizza dans la cour du campus (où je travaille) en parlant d'un projet avec Sébastien Gau, projet dont je parle toujours et qui se met lentement en branle sept mois plus tard... On va le faire !!





Vie quotidienne : le bilan de l'année 2010 : mars
Posté par William le 2/12/2011 13:50:00

Mars 2010

4 mars : G. P. de feu CB News, est d'une rare incorrection avec moi. Depuis son journal a fermé. Rouvert. La vie continue. Je pardonne mais je n'oublie rien.

4 mars : Repas catastrophique. Hasard, acte manqué ou méchanceté, je pars avec mon compagnon à un repas. Nous avons spécifié qu'il n'aimait pas les fruits de mer. Ni je ne sais plus quel aliment. L'entrée est un fruit de mer. Le plat principal est l'aliment dont nous avions mentionné le nom. Je reste abasourdi. Mon compagnon (poli) se force à manger (il s'en rend malade). Un type à ma droite me saoule toute la soirée. Nous en rions encore six mois plus tard. Un vrai repas Bridget.

5 mars : je déjeune avec Aude Baron (du Monde Interactif) et Xavier Ternisien (du Monde).

6 mars : 1ère journée XXXXXX. On m'annonce un bouleversement intense dans les six mois à venir, jour pour jour. Je ne dois pas lutter. Je ne lutte pas. Le bouleversement attendu arrivera pile... dans... sept mois. Personne n'est parfait et même le Cosmos a du retard.

13 mars : "Rappeler Jean Jacques Sempé". No comment. Un jour je pardonnerai à Plon. Mais pas aujourd'hui.

13 mars : Je vais voir le spectacle d'Alison Arngrim (Nelly Oleson dans la petite maison dans la Prairie) et l'invite dans la foulée au Figaro.


15 mars : concert sublime de Christophe à la Cité de la Musique.

22 mars : Début des sessions avec le gourou de la bouffe et des anti-régime, Zermati. Échec sur toute la ligne (dû à moi, je présume)

25 mars : je suis interviewé au salon du livre après une séance d'ostéopathie. Mauvaise idée, je suis totalement mais totalement à l'ouest sur cette vidéo. Bise à Natacha, Tatiana et Sacha Quester-Sémeon...Des anges.


28 mars : Anniv' de Mathilde. Je l'aime. Je la respecte énormément.

31 mars : Déjeuner au Delmas, ma cantine favorite. J'entends parler, stupéfait, pour la première fois, du projet Zazie "7". Je suis sous le choc. Je refuse. Sept fois (bien sûr). Je suis terrifié.








Vie quotidienne : le bilan de l'année 2010 : février
Posté par William le 2/12/2011 11:50:00

En février 2010


Le 1er : En plein dans l'écriture d'un livre sur les NTIC franchement excellent, qui va m'occuper de longues semaines avec mon collègue Mathias. Ce livre est disponible partout et sera sûrement le premier (et le dernier) avec mon nom dessus qui traite des Nouvelles Technologies dans les 25 ans prochaines années. Si vous comptez bien, j'ai donc écrit six livres à ce jour (parus) et... deux de plus (dans les tiroirs)
L'acheter

5 février : je déjeune avec le Community Manager du Figaro car j'ai quitté le Post. Je tournais en rond, j'avais besoin d'air frais.
On convient que je vais parler de Nouvelle Star sur le Figaro ou sur TVMag. M6 l'apprend et refuse : j'ai tant écrit d'horreurs sur les deux saisons passées que mon nom leur file des boutons. Je me retrouve face à un mur. Que faire ?

Avisant le studio télé disponible au Figaro, je propose de tourner un petit talk. Nous en ferons dix numéros, orienté à 90% musique. Je n'ai strictement aucun contrôle sur le montage ou les gens que je reçois, la mise en avant est proche de zéro (la plate forme du Figaro est très, très mal référencée, Google l'ignore totalement)... Mais le cœur est y est, pendant quelques semaines.

Je m'amuse pendant six ou sept émissions et puis je me lasse. On me jalouse, c'est tellement visible que j'en suis gêné pour la personne.

Anecdote amusante : je reçois une totale inconnue pour ma première émission, en insistant fortement. Je l'ai entendue chanter deux titres, je sens le potentiel. Bien m'en a pris, ZAZ a depuis totalisé 7 millions de vues sur la vidéo que nous avons tournée pour le Figaro...


7 février : shooting photo semi-pro avec Laurent mon co-auteur. Je n'aime pas du tout le résultat. Aucune photo ne sortira de cette session... jusqu'aux premières demandes de la presse. J'ai l'air d'avoir 45 ans sur les clichés.

9 février : Je suis invité par un collège de banlieue qui souhaite me voir parler à des jeunes en filière "santé". La semaine précédente, un drame a eu lieu devant les grilles. La tension est palpable.

16 février : première rencontre IRL avec un photographe dont j'admire le talent, Antoine Doyen. http://www.antoinedoyen.net/
Le midi, déjeuner avec Françoise Délivet, mon éditrice chez Robert Laffont. Nous parlons de mon précédent manuscrit qu'elle a refusé (et qui a cartonné chez Privé): elle s'excuse. Je ne sais pas quoi lui dire. Je comprends que "quand je le sens dans l'estomac", ça vaut de l'or. Désormais mes émotions me guident. Si j'ai une boule d'angoisse en écrivant un article, c'est que je ne dois pas le publier. Si je décide de le publier quand même, je sais à qui m'en prendre. Je sens que mon prochain roman "Le Chemin qui menait vers vous" va être un plaisir à écrire, un bonheur, réellement. Je lui dis. Elle me croit. Elle deviendra mon éditrice deux mois plus tard. Virginie Fuertes (Privé), Denis Bouchain (Plon) ou Françoise Délivet (Robert Laffont) : trois belles personnes à qui vous pouvez confier un manuscrit.

17 février : rendez-vous raté entre Marie Mustel, Bertrand Soulier et moi. Nous devions déjeuner, nous ne le faisons pas. Partie remise... et clin d’œil à Marie, ce matin, alors que je retrouve dans mon agenda ce déjeuner oublié auquel personne ne put assister.

22 février : je suis interviewé par NRJ. Ça me plait beaucoup, l'idée.

23 février : j'interviewe une grande dame nommée Divina Frau-Meig à la Sorbonne. Je suis fasciné pendant plus d'une heure.







Vie quotidienne : Le bilan 2010 : Janvier
Posté par William le 2/12/2011 8:10:00

L'année dernière, j'avais écrit mon bilan 2010. Et je ne l'avais pas posté, le jugeant trop frais. Un an plus tard, ma foi... J'étais un bébé de "ma nouvelle vie", prenant encore un paquet de mauvaises décisions et n'osant pas m'affirmer. Cela se voit. Pas mal d'erreurs. Pas mal de choix qui n'en sont pas. Allez, bilan non pas de l'année en cours (tout le monde vous fait ça !) mais de celle précédant l'année en cours. J'adore l'idée.


Alors, cette année 2010, sur la voie du Zen, on pourrait le dire comme ça... La voie du changement, des décisions, des anciens comportements qu'on décrypte, des nouveaux qu'on découvre puis qu'on affine, la voie du soi.

Janvier 2010

Le 02 je demande à Laurent Latorre de co-écrire avec moi "Le Chemin qui menait vers vous", dans la Basilique de Saint Denis (ça ne s'invente pas). Une décision irréfléchie. A l'instinct.

Le 12 je décide de bosser avec une mauvaise personne et ça va me prendre neuf mois pour en sortir. J'accepte d'aller contre ce que je crois, ce que je veux, je me sens mal à l'aise dès le premier jour et j'ai honte de l'argent réclamé pour le travail fourni. Pas à ma place = souffrance.

Le 15 je me fais "avoir" par une connaissance qui me ment sciemment pour que je vienne à son vernissage. Je me perds dans un parc, manque de me faire agresser et essaye de rester calme quand j'y arrive enfin :
- C'est à une éternité du métro, tu m'as menti, je me suis perdu, j'ai mis plus de trente minutes dans le noir, tu m'avais dit que c'était à sept minutes de la sortie...
Il me regarde et me répond (rien à battre)
- Si je t'avais dit que c'était aussi loin, tu ne serais pas venu.

Son copain est gêné pour lui. Je décide que c'est la dernière fois qu'on se voit. C'est tellement irrespectueux. Et de toute façon, nous ne "parlons pas", il ne m'écoute pas, il ne parle que de lui. Il faut que je le "dérange" pour qu'il réagisse. Quelqu'un de bien, dans le fond, de malheureux, mais je n'ai plus envie de me faire avoir. Il m'a aidé, il a su trouver des mots. Je manque probablement d'empathie, des années plus tard. J'ai pourtant pas mal parlé, avec diplomatie, mais il ne m'écoute pas. La relation amicale va dans les deux sens et sûrement pas en mentant à l'autre.

Le 18 je signe un contrat (avec le type du 12) qui va m'apporter beaucoup d'argent et beaucoup, beaucoup de stress et de colères. Mauvais choix. Mais rien n'est gratuit jamais rien jamais. Ce contrat était mauvais, il vendait du vent, je le sentais en le signant. Impossible d'être à la hauteur d'un mensonge initial.

Le 23 je vais voir Jacques Dutronc en concert à Pau

Le 27 je petit déjeune au Ministère de l’Économie avec Anne Marie Idrac





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La Chambre d'Albert Camus - Nouvelle édition augmentée (Poche)

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La Chambre d'Albert Camus et autres nouvelles

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